Livres blancs sur les études aréales

Les études africaines en France : un état des lieux

Héritier du Réseau Thématique Pluri-disciplinaire Études africaines, le Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) des études africaines en France a été créé afin de permettre une meilleure visibilité des études africaines en France et au-delà.

Cette structure se veut un lien entre l’ensemble des laboratoires et des chercheurs de ce domaine. Chercher à comprendre l’évolution des termes étudiés, l’état des forces actuelles, les lieux et les unités où se construit la recherche, les universités où se dispensent les enseignements sur l’Afrique, tels sont les grands objectifs de ce premier « livre blanc » qui est accompagné d’une carte des bibliothèques et des centres de documentation.

On y trouve également une analyse fine des thèmes abordés
dans les thèses. Pour Pierre Boilley, directeur du GIS Études Africaines en France, la reconnaissance de l’intérêt des études africaines est indiscutable. « Le GIS a ainsi été un moyen d’assurer une meilleure visibilité des recherches dans la société, par les médias et auprès des pouvoirs publics. Les interventions des chercheurs sont nombreuses et leurs compétences sont reconnues même par le grand public.

Pourtant, malgré ces avancées, des difficultés persistent : les postes consacrés aux études africaines restent peu nombreux et bon nombre de terrains deviennent inaccessibles. »

Le livre blanc est ainsi l’occasion d’insister sur les besoins de recrutement et de contrats doctoraux, sur le soutien nécessaire pour les revues existantes et sur la collaboration indispensable entre les ministères pour résoudre les problèmes de visa et faciliter la mobilité des jeunes chercheurs français et africains.

Site web : http://etudes-africaines.cnrs.fr/

 

Livre blanc des études françaises sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans

Le Groupement d’Intérêt Scientifique Moyen-Orient et mondes musulmans a été créé le 1er janvier 2013. Il a vocation à fédérer l’ensemble des équipes de recherche françaises qui travaillent sur ce champ, dans toutes les disciplines concernées (histoire, géographie, sciences politiques, sociologie, anthropologie, archéologie, droit, histoire de l’art, littérature, islamologie, philosophie).

Le champ concerné par le GIS s’intéresse en priorité au Moyen-Orient et au Maghreb. Il comprend aussi les « mondes musulmans » : cette expression se réfère à une histoire et une culture communes, développées dans une vaste région qui s’étend du Maroc à l’Inde et à l’Asie du Sud-Est, en passant par l’Asie Centrale.

Le livre blanc s’est penché sur « la crise » des études scientifiques sur le Moyen-Orient qui se traduit par un affaiblissement du domaine et par la menace de sa disparition. Les questions de formation et de documentation sont examinées pour mieux comprendre le phénomène actuel.

Ce document fait la preuve de l’insuffisance de formation en langues orientales et en montre les conséquences scientifiques. La recherche française perd du terrain dans la concurrence mondiale et les conditions politiques (Afghanistan, Iran, Irak, Syrie, Egypte) ne l’y aident pas.

Le livre blanc propose de mener une nouvelle politique de formation et de recherche ambitieuse qui repose sur la création de postes d’enseignements-chercheurs, de contrats post-doctoraux et sur la pratique courante de la langue anglaise qui ne devrait pas s’accompagner de la disparition d’une production scientifique en français. Cet effort trouvera ses racines dans l’enseignement secondaire qui devrait être plus ouvert aux langues orientales.

Site web : http://majlis-remomm.fr/

Données quantitatives et tendances actuelles : livre blanc des recherche sur l’Asie

Le GIS Asie a pour vocation de mettre en commun des compétences scientifiques et des moyens en faveur de la recherche française en sciences humaines et sociale sur l’Asie. Il se propose d’être un lieu de concertation et d’initiatives de l’ensemble des laboratoires et chercheurs de ce domaine.

Le livre Blanc, écrit en 2013, proposait un bilan quantitatif des études dans plusieurs disciplines et formulaient plusieurs recommandations en matière de formation à la recherche, de recrutement des jeunes chercheurs, d’administration de la recherche et de mise en réseau.

Les travaux de 2016 permettent de compléter ces réflexions. Trois sources d’informations ont été mobilisées et analysées: les données sur les docteurs et les enseignants-chercheurs sur l’Asie et le Pacifique, ou, quelques 6400 thèses/notices relevant de l’étude de l’Asie et du Pacifique. Du web ont été extraites des informations recherchées sur près de 1200 docteurs ayant soutenus leur thèse sur l’Asie.

Le GIS Asie a défini 6 axes de travail autour desquels s’articulent ses actions :

  • Axe 1 : Améliorer l’information sur les études asiatiques en France
  • Axe 2 : Structurer et décloisonner les études asiatiques
  • Axe 3 : Améliorer la visibilité de la recherche française à l’international
  • Axe 4 : Former et recruter
  • Axe 5 : Mutualiser les ressources : données et documentation
  • Axe 6 : Diffusion

Ces analyses fines permettent de produire des préconisations d’ordre scientifiques et d’imaginer le développement de recherches transversales entre régions asiatiques et autres grandes aires culturelles.

Site web : www.gis-reseau-asie.org/

 

Les études sur les Amériques en France : livre blanc du GIS Institut des Amériques

L’institut valorise différentes approches scientifiques dans une optique comparatiste, transaméricaine et transdisciplinaire, contribuant ainsi à l’émergence de nouvelles problématiques et à l’affirmation de l’excellence française de la recherche et de l’enseignement supérieur. Il fédère 61 institutions d’enseignement supérieur et de recherche et permet de soutenir des actions communes.

Le livre blanc a pour objectif de présenter les études françaises consacrées à ses régions et de démontrer leurs forces et faiblesses. Outil pour les universitaires et les instituts de recherche, il permet de faire connaître les études sur les Amériques.

Ce livre montre qu’au fil des années une tendance s’affirme qui vise à aborder les Amériques dans une perspective transversale face à un dispositif d’enseignement qui suit une logique de coupure entre Amérique du Nord et du sud.

Il constate également que les études nord-américanistes demeurent un des champs relevant des aires culturelles les plus faiblement développées. Ce manque d’intérêt serait dû à l’illusion que l’Amérique du Nord fait partie de notre monde contrairement à l’Amérique du Sud. La question des sources est une question sensible car les fonds documentaires ne font l’objet d’aucun traitement global collectif.

Site web : www.institutdesameriques.fr/fr

 

Date de mise à jour : 15/02/2017