Enrichir la réflexion scientifique autour des questions touchant au caractère public et ouvert de la science

La question de la participation des citoyens ordinaires à la science est une question controversée, bien plus que celle de la participation politique au sens large. Car elle met en cause une frontière, voire une hiérarchie entre les dits « citoyens ordinaires » et les experts scientifiques, et donc le monopole de la production de la science par les professionnels. Elle est toutefois, autant que la participation politique, une question de démocratie, et touche au caractère public et ouvert de la science comme bien commun.

Il s’agit de commencer à explorer les modalités de la participation citoyenne à partir de ce donné concret, afin de mettre en évidence les réelles possibilités de la recherche collaborative.

Il s’agit de nouvelles ressources, et de formes d’ouverture et de démocratisation de la production des savoirs qui suscitent des débats et inquiétudes : comment garantir la qualité de données et savoirs ainsi produits ? Comment éviter l’exploitation, y compris financière, des données et de ceux qui les offrent ou les produisent ? Que penser de l’intervention de nouveaux acteurs non professionnels dans le processus de constitution de la connaissance ? Comment conserver, protéger les données et au contraire, effacer ses traces ? Les questions éthiques et juridiques liées à l’ouverture de données et à la mise en place de protocoles de consultation du public sont cruciales et insuffisamment explorées.

Au mois de septembre 2015, il a été décidé d’élargir le groupe de travail CNRS sur les sciences participatives afin de le transformer en GPRO ATHENA : un groupe prospectif de réflexion plus large, qui oeuvrera, dans la mesure du possible, en partenariat avec Allenvi.

Axes de réflexion

Le groupe Sciences participatives de l’Alliance ATHENA aura pour ambition de :

  • Explorer les modalités de la participation citoyenne à la science
  • Examiner les implications et limites de cette ouverture de la recherche aux citoyens
  • Poser les bases de critères partagés et de protocoles pertinents pour faire progresser conjointement la participation citoyenne et l’objectivité de la recherche

 

Position paper

Au mois de mars 2016, le GPRO a publié un Position paper au sein duquel il s'engage à soutenir des sciences participatives respectueuses de l’éthique et de la déontologie de la recherche et fortes d'une plus-value scientifique.

Responsable du GPRO Sciences participatives
Sandra Laugier, Directrice adjointe scientifique / CNRS

 
Contribution
Position paper
 
Voir aussi
L'interview : Sandra Laugier
SHS et sciences participatives
 
 

 

Date de mise à jour : 02/11/2016